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Ramallah, chez nous

Ramallah, chez nous

Aujourd’hui, on ne part pas, on joue à la maison. Ramallah est la date la plus importante de notre tournée du point de vue politique : pour l’ECP, c’est là que viendront éventuellement les différents partenaires. C’est aussi parce qu’il y-a un accord de coopération entre Toulouse et Ramallah que ce projet a lieu. Mais pour nous, c’est surtout la dernière date ensemble puisque demain, à Jérusalem, un des nôtres sera privé de cirque en toute illégalité par Israël.

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Le rendez)vous pour le montage est à 14h, et les derniers arrivent à 16h. C’est à ce moment là que Shadi revient avec les autorisations de se rendre à Jérusalem. Il en manque 4, qui concernent les enfants de moins de 16 ans. A priori l’autorisation est facultative pour eux, mais en l’absence de permis officiel, l’arbitraire pourrait régner. En outre, trois noms sont mal orthographiés en arabe. A priori ça devrait passer quand-même, mais le motif peut s’avérer suffisant pour les empêcher de franchir le check-point israélien de Kalandia, qui sépare la Cisjordanie (Palestine) de Jérusalem-Est (Palestine). Vous commencez sûrement à comprendre l’absurdité de la situation. Tout est soumis au bon vouloir des soldats, l’incertitude est le principe, tout comme la peur.

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Dans le pire des cas, ce sont donc 8 Palestiniens qui ne pourraient pas venir jouer à Jérusalem demain, dont beaucoup qui ne se sont jamais rendus là-bas.
Évidemment, tout le monde est un peu remué par cette nouvelle et il est dur de se reconcentrer. Nous parvenons pourtant à le faire. Ce qui arrivera demain n’est pas au programme du jour. Maintenant, il faut jouer.

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Et c’est ce que tout le monde fait devant une foule immense : il y-a des gens sur toute la place, sur les toits, les voitures, derrière la scène. Le spectacle commence, le public accroche, et les artistes nous offrent le meilleur d’eux mêmes. Cette représentation est magnifique de justesse de jeu, de technique et d’émotion. Pendant les saluts, le groupe porte en triomphe notre ami pour qui c’était la dernière, puis une des lidotiennes tente de chanter une chanson palestinienne, reprise par une partie du public. Vient le moment des fleurs. Ca commence à sentir la fin, et la tristesse se lit dans les regards.

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Mais la fin, c’est pour après-demain, et ce soir c’est la fête.
Auparavant, nous nous réunissons pour discuter de notre retour. Le passage à l’aéroport de Tel Aviv après un séjour en Palestine est toujours une épreuve, et il faut s’y préparer au mieux. Nous écoutons donc les expériences et les conseils de ceux qui y sont déjà passés. Je vous en reparlerai.

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Puis on installe le sound system, et c’est parti pour la danse, sur des musiques arabes et européennes. Alors que Francis veut aller se coucher parce qu’il part le lendemain, il est retenu par le knaffi, dessert palestinien que les lecteurs de ce blog connaissent désormais. Lorsque nous coupons le son, il est déjà très tard. Les derniers survivants se retrouvent comme à l’habitude sur le toit. Ici, par la force des choses, on vit au présent. Alors tant pis si on est fatigués demain.

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