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Jour de première

Jour de première

L’ambiance au réveil, au premier coup d’oeil, semblait être la même que celle des autres jours. Cependant, en y regardant de plus près, on sentait comme un peu d’électricité dans l’air. C’était probablement l’appréhension, au-moins le questionnement : qu’allions nous faire là ? Comment le public allait-il réagir ? Comment allions nous réagir ? L’avantage, c’est que nous le saurions bientôt.

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Nous avions tout préparé la veille. Ne manquait plus que le chargement à faire. Chacun était responsable de ses propres affaires, les jongleurs se rendirent donc compte qu’ils avaient oublié leurs massues au moment où nous arrivâmes à Bir Zeit... Ca va, c’est dans la banlieue de Ramallah, le convoi suivant put donc les ramener.

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Notre espace de jeu était grand, situé devant une église, sous une toile. Presque parfait, si l’on excepte un sol en bitume parsemé de morceaux de verre. Je coupe (haha) tout suspense inutile, personne ne s’est blessé.
Nous commencions à monter la structure lorsque nous fûmes rejoints par la fanfare qui va nous accompagner sur les trois premières dates. Ils étaient une quinzaine de Hollandais frôlant les 2 m de moyenne, quadragénaires pour la plupart, et vêtus de tenues hyper flashy, rose en vert fluo, assez peu répandues dans la région. Ça faisait un peu peur, quand-même. Et du bruit, aussi. Mais la première impression laissa rapidement la place à la jovialité.

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Lorsque nous eûmes mangé, Shadi nous fit visiter les futurs locaux de l’École de Cirque de Palestine, situés à proximité, ce qui a accentué chez certains l’envie de revenir. Puis, lorsque la structure fut montée, l’espace scénique nettoyé, et le son installé, il était 17h15 à la surprise générale. Il était donc plus que temps de commencer à s’échauffer.

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Là, Francis nous fit remarquer la divergence des méthodes : pour les formations professionnelles du lido, c’est un ensemble d’exercices qui mobilisent tour à tour chacun des muscles de notre organisme, ou presque. Le secteur amateur est un peu plus détendu, puisque au moins un de ses membres, dont je respecterai évidemment l’anonymat ici, se contente des exercices les moins fatigants, histoire de garder toute son énergie pour le spectacle.

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Quant aux Palestiniens, certains se lancent directement dans des acrobaties. Tant que personne ne se blesse...
Voilà, il était 18h, la fanfare avait fait un tour en ville pour tenter de rameuter un peu de monde, mais il n’y avait que quelques spectateurs, des connaissances de l’ECP pour la plupart. C’était un peu déstabilisant, surtout pour les administrateurs qui ne comprenaient pas : chaque année, le mobile circus remplit les lieux, et cette année, la communication avait en plus été particulièrement développée.

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Alors on a attendu un peu, et on a bien fait. Une demi-heure plus tard, alors que la fanfare jouait à l’entrée de l’espace, la jauge était bien remplie. C’est là que quelque chose s’est passé. Nous étions tous dans les coulisses improvisées, et nous nous mîmes à crier, applaudir, chanter, danser... Et tout à coup, nous étions ensemble, tous, un gros groupe prêt à vivre cette expérience.

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Cette union dura (au-moins) tout le long du spectacle. L’énergie de tous était magnifique, la concentration au rendez-vous, l’échange avec le public permanent. Le spectacle dure une heure. Nous ne la vîmes pas passer. Les spectateurs souriaient, suivaient. Au moment du salut, ils manifestèrent leur satisfaction.

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Les journalistes présents nous félicitèrent aussi. Alors que la fanfare concluait joyeusement la soirée, nous tombions dans les bras les uns des autres, peu importe que nous soyons artistes, administratifs, Palestiniens ou Argentins...
Bien sûr, ce spectacle a été monté en quelques jours, dans des conditions particulières et avec des contraintes spécifiques.

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Mais comme chacun s’y est engagé entièrement et avec sincérité, c’est un beau moment à partager. Ca tombe bien, il y a encore quatre dates.
Mais avant d’envisager le lendemain à Naplouse, il fallait profiter, ce que nous fîmes sur le toit avec quelques Taybeh, les très bonnes bières locales.

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